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être : autres conjugaisons et propriétés

  • verbe en (re / Auxiliaire)
  • se conjugue comme être
  • auxiliaire : avoir
  • Auxiliaire
  • Conjugaison affichée:
    Orthographe traditionnelle

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    Le Littré




    ÊTREsens n° 1

        , je suis, tu es, il est, nous sommes, vous êtes, ils sont ; j'étais ; je fus ; je serai ; je serais ; sois, qu'il soit, soyons, soyez, qu'ils soient ; que je sois, que tu sois, qu'il soit, que nous soyons, que vous soyez, qu'ils soient ; que je fusse ; étant ; été
    prononcer : ê-tr'

    nature : v. n.


       

    Variante n°1 : Il sert en général à lier l'attribut au sujet, à indiquer l'existence de l'attribut dans le sujet, à attribuer à quelqu'un ou à quelque chose une qualité, un état, etc. ; c'est là le sens propre et primitif. La terre est ronde. Louis XIV fut roi de France. Il était négociant.
    Mais soit cette croyance ou fausse ou véritable CORN. Poly. II, 3
    Je suis toujours moi-même et mon coeur n'est point autre CORN. Cinna, III, 4
    Et ne l'écouter pas est le faire enrager MOL. Mélic. I, 3
    Je crois que deux et deux sont quatre MOL. D. Juan, III, 1
    Son pays le crut fou [Démocrite] ; petits esprits ! mais quoi ! Aucun n'est prophète chez soi ; Ces gens étaient les fous, Démocrite le sage LA FONT. Fabl. VIII, 26
    Combien de gens, seigneur, s'ils faisaient même chose, Sachant ce qu'ils étaient et voyant ce qu'ils sont, Auraient à votre cour moins d'orgueil qu'ils n'en ont ! BOURSAULT Ésope à la cour, v, 3
    Rarement un esprit ose être ce qu'il est BOILEAU Ép. IX
    J'étais père et sujet, je suis amant et roi RAC. Théb. v, 4
    Mardochée à ses yeux est une âme trop vile RAC. Esth. II, 1
    Qu'ils soient comme la poudre et la paille légère Que le vent chasse devant lui RAC. ib. 1, 3
    Jetez-moi dans les troupes comme un simple soldat, je suis Thersite ; mettez-moi à la tête d'une armée dont j'aie à répondre, je suis Achille LA BRUY. IX.
    Être chrétien et n'être pas pénitent était une nouveauté MASS. Car. Jeûne.
    Séparez ce que nous sommes du ministère que nous remplissons MASS. Car. Parole.
    Ce qui rend la ferveur si essentielle est la majesté de celui que nous prions MASS. Car. Prière 2
    Il ne faut que des substantifs pour nommer tous les objets dont nous pouvons parler ; il ne faut que des adjectifs pour en exprimer toutes les qualités ; enfin il ne faut que le seul verbe être pour prononcer tous nos jugements CONDILLAC Gramm. I, 13

    Soyons se dit souvent, surtout dans le style élevé, en se parlant à soi-même.
    Soyons indigne soeur d'un si généreux frère CORN. Hor. IV, 4
    Étouffe tes soupirs, malheureuse Constance ; Soyons en tous les temps digne de ma naissance VOLT. le Prince de Navarre, III, 3
    Ah ! soyons sage, il est bien temps de l'être VOLT. Enfant prod. III, 6
    Soyons vrais, de nos maux n'accusons que nous-mêmes LA HARPE Warwick, v, 5

    . Être droit, se dit d'un cheval qui ne boite point.
    sémantique : Terme de manége


    Variante n°2 : Avec un sens antonomastique, par suppression de l'attribut, avoir l'existence réelle. Dieu, dans l'Écriture sainte, s'appelle celui qui est.
    Et je garde avec vous la même liberté Que si votre Sylla n'avait jamais été CORN. Sertor. III, 2
    Que l'homme, étant revenu à soi, considère ce qu'il est au prix de ce qui est PASC. Pensées, art. I, 1
    Qui sait même ce que c'est qu'être, puisqu'il n'y a rien de plus général et qu'il faudrait d'abord, pour l'expliquer, se servir de ce mot-là même, en disant : c'est être... ? PASC. Entret. avec M. de Saci, p. XI, édit. HAVET.
    Quoique fils d'Abraham, il [Jésus-Christ] était devant qu'Abraham fût fait BOSSUET Hist. II, 6
    Notre âme n'est pas devant notre corps, et quelque chose lui manque lorsqu'elle en est séparée BOSSUET ib.
    Et les faibles mortels, vains jouets du trépas, Sont tous devant ses yeux comme s'ils n'étaient pas RAC. Esth. I, 3
    Et confonds tous ces dieux qui ne furent jamais RAC. ib. I, 4
    Hâtons-nous aujourd'hui de jouir de la vie ; Qui sait si nous serons demain ? RAC. Athal. II, 9
    Peut-être sommes-nous cause qu'on y a fait [dans les autres planètes] le procès à des philosophes qui ont voulu soutenir que nous étions [que la terre avait des habitants] FONTEN. Mondes, 4e soir.
    Les espèces inférieures sont pour les espèces supérieures : la plante est pour la brute, la brute pour l'homme, l'homme pour des natures plus parfaites ; celles-ci pour d'autres plus parfaites encore BONNET Oeuvres mêlées, t. XVIII, p. 198, dans POUGENS
    Accablés du soin d'être et du travail de vivre ST.-LAMBERT Saisons, III

    Il se dit aussi d'une existence purement idéale.
    En un mot, une conversion qui n'est pas entière, n'est point du tout MASS. Car. Pâques.
    Où la vertu n'est point, la liberté n'est pas DUCIS Abufar, II, 7

    Cela n'est pas, je doute que cela soit, c'est-à-dire cela n'est pas vrai, réel, je doute que cela soit vrai.

    Cela sera, cela ne sera pas, c'est-à-dire cela arrivera, cela n'arrivera pas.

    Vous n'étiez pas encore au monde, ou, simplement, vous n'étiez pas encore, quand.... c'est-à-dire vous n'étiez pas encore né, quand....

    En poésie et dans le style élevé, n'être plus, avoir cessé de vivre.
    J'apprends en ce moment que mon père n'est plus CORN. Othon, v, 9
    Nos pères ont péché, nos pères ne sont plus, Et nous portons la peine de leurs crimes RAC. Esth. I, 5

    Le prétérit fut, ou, impersonnellement, il fut, se dit pour signifier que quelque chose a cessé d'exister.
    Il fut des Juifs, il fut une insolente race RAC. Esth. II, 1
    Homère m'a guidé dans les champs où fut Troie DELILLE Imagin. VII


    Variante n°3 : Être, se dit quelquefois pour exprimer la réalité, par opposition à l'apparence.
    Rien n'est bon que d'avoir une belle et bonne âme : on la voit en toute chose comme au travers d'un coeur de cristal : on ne se cache point ; vous n'avez point vu de dupes là-dessus ; on n'a jamais pris longtemps l'ombre pour le corps ; il faut être, il faut être, si l'on veut paraître.... SÉV. Lett. 9 sept. 1675


    Variante n°4 : Se trouver en un lieu. Soyez ici ou là, que m'importe ?

    Être ailleurs, ne pas prêter son attention. Répétez, je vous prie, j'étais ailleurs.
    sémantique : Fig.


    Variante n°5 : Être, se construit avec certains adverbes et avec des locutions adverbiales.
    Mais laissez-moi passer entre vous deux, pour cause : Je serai mieux en main pour vous conter la chose MOL. Princ. d'Él. I, 2
    Soyons de concert auprès des malades MOL. Am. méd. III, 1

    Être bien, être mal avec quelqu'un, être avec quelqu'un dans de bons, dans de mauvais rapports.

    Être bien, être mal, se porter bien, se porter mal. Et sans ces adverbes : Comment est notre malade, comment va-t-il ?


    Variante n°6 : Être, construit avec la préposition à, exprime en particulier l'appartenance, la dépendance. Cette maison est à moi.
    Avant que d'être à vous, je suis à mon pays CORN. Hor. II, 5
    Mais, pour en disposer, ce sang est-il à vous ? CORN. Poly. IV, 3
    Que si j'étais à moi, je voudrais être à vous CORN. Tois. d'or, V, 1
    Que dis-je ? votre vie, Esther, est-elle à vous ? N'est-elle pas au sang dont vous êtes issue ? N'est-elle pas à Dieu dont vous l'avez reçue ? RAC. Esth. I, 3
    Vous n'êtes point à vous ; le temps, les biens, la vie, Rien ne vous appartient, tout est à la patrie GRESSET Sidnei, II, 6

    Être à...., être lié par les noeuds du mariage, de l'amour.
    Ce qu'elles nous sont [les liens qui nous attachent à elles] ferait qu'avec justice On nous imputerait ce mauvais artifice CORN. Hor. II, 8
    Je vous vis, je formai le dessein d'être à vous RAC. Mithr. I, 2
    Je ne suis point à vous, je suis à votre père RAC. ib. II, 6
    Nous en avons parlé cent fois le comte et moi, sans qu'il sût ce que je vous suis DANCOURT la Folle enchère, sc. 22

    Être à, être au service de.
    .... Je connais ce valet, il est à don Fadrique.... TH. CORN. Engagem. du has. I, 6
    Cela vient d'un gentilhomme qui était à M. de Turenne SÉV. 201

    Je suis tout à vous, tout disposé à faire ce qui vous sera agréable.

    Je suis à vous dans un moment, c'est-à-dire attendez-moi, je reviens à l'instant, ou je vais m'occuper de vous.
    Je suis à toi dans un moment HAMILT. Gramm. 4

    Il n'est plus à lui, se dit d'un homme dont l'esprit est dans une agitation extrême.
    Je ne suis plus à moi quand j'entends ce discours CORN. Poly. II, 1

    On dit dans un sens analogue, n'être plus soi-même.
    Je ne vous connais plus ; vous n'êtes plus vous-même RAC. Andr. III, 1

    Être à, se dit aussi de la situation, du temps, de l'occupation, etc. Le malade est à l'agonie. Il est à son travail. Il est au lit. Ma famille est à la campagne. Nous sommes au mois de janvier. Vous êtes à la fin du trimestre.

    Être à jeun, se dit d'une personne qui n'a pris aucun aliment dans la journée.

    Être à mépris, être méprisé.
    Et toi, pour te montrer que tu m'es à mépris, Voilà ton demi-cent d'épingles de Paris MOL. Dép. am. IV, 4

    Être à, se dit, dans le langage des mathématiques, des rapports et des proportions. 2 est à 4 comme 8 est à 16.
    Comme le produit d'un terrain inculte est au produit d'un terrain cultivé, de même le nombre des sauvages dans un pays est au nombre des laboureurs dans un autre MONTESQ. Esp. XVIII, 16

    Être à quelque chose, s'en occuper, y prêter attention. Il est tout à ce qu'il fait. Vous n'êtes pas à ce que je vous dis.

    Être à, suivi d'un infinitif, être occupé à....
    Je fus samedi tout le jour chez Mme de Villars à parler de vous SÉV. 15

    Être longtemps à, mettre beaucoup de temps. Il est longtemps à faire son ouvrage.
    Ces soleils sont parfois longtemps à se lever TRISTAN M. de Chrispe, IV, 2

    . Il est toujours à se plaindre, ils sont toujours à se quereller, il ne cesse de se plaindre, ils ne cessent de se quereller.
    sémantique : Familièrement

    Être à faire, à savoir, etc. c'est-à-dire ne pas faire encore, ne pas savoir encore, etc.
    Ah ! sire, êtes-vous donc à vous apercevoir Qu'il sème.... MAIRET Solim. II, 2
    Ce glorieux vainqueur est encore à savoir Le mauvais traitement qu'il me fait recevoir MAIRET Soph. I, 4
    Je n'étais pas à savoir en combien de choses elle [Mlle Choin] entrait SAINT-SIMON t. VIII, p. 264, édit. CHÉRUEL.
    Je n'étais pas à dire mon avis avec colère à Mme la duchesse d'Orléans sur sa manière d'être avec Monseigneur SAINT-SIMON t. VIII, p. 262

    Être à plaindre, à blâmer, être digne de pitié, de blâme. Cela est à vendre, à louer, c'est-à-dire on veut vendre, on veut louer cela.

    On dit aussi cette marchandise est à prendre ou à laisser.

    Cela est à faire, cela est à recommencer, c'est-à-dire on devra faire, recommencer cela.

    Être homme à, être capable de....
    Albert n'est pas un homme à vous refuser rien MOL. Dép. am. I, 2

    . Il est à croire, à désirer, etc. on doit croire, désirer, etc.


    Variante n°7 : Être, construit avec la préposition de, indique le rapport de l'effet à la cause, l'origine, l'extraction. Cette tragédie est de Corneille. Cet enfant est de lui. Cette marchandise est de fabrique anglaise. Ces figues sont du Levant.
    Ces damnables complots sont des gens de la cour ROTR. Bélis. II, 9
    Le poëte Épiménide, qui fit un voyage à Athènes du temps de Solon, était de Crète ROLLIN Hist. anc. Oeuvres, t. IV, p. 483, dans POUGENS
    Ces lois viennent des dieux, le reste est des humains VOLT. Orphel. II, 3

    Être de, exprime la profession, la condition. Il est d'Église, d'épée, de robe.

    Il exprime la matière. Cette statue est de marbre.

    Il exprime l'occupation. Je suis de service, de garde. Un interne est de garde dans un hôpital. Il est de semaine.

    Marque la participation. Il est de moitié dans l'affaire. Il sera de la partie.
    [Ils] Sont de tous leurs cadeaux, de toutes leurs parties MOL. Éc. des f. IV, 8
    Mais, monsieur, cela serait-il de la permission que vous m'avez donnée, si je vous disais.... MOL. Don Juan, I, 2
    On ne voit pas que vous évitiez ces entretiens, ces lieux, ces plaisirs qui sont pourtant de toutes vos confessions MASS. Car. Inconst.
    Je vous supplierais de permettre que le nonce du pape en Pologne fût du souper VOLT. Lett. à Cath. 20
    Aussi disait-on de Fontenelle qu'il avait été le patriarche d'une secte dont il n'était pas D'ALEMB. Élog. Despréaux.
    M. de Melun fut du voyage GENLIS Mlle de Clermont, p. 116, dans POUGENS

    Être du nombre de, ou, simplement, être de, être parmi. Je ne suis pas de ces gens qui....

    Je suis d'avis que...., c'est-à-dire mon avis est que....
    Le prince [Alexandre] ayant mis l'affaire en délibération, Parménion était d'avis d'accepter ces offres, et dit que pour lui il le ferait s'il était Alexandre ROLLIN Hist. anc. Oeuvres, t. III, p. 303, dans POUGENS

    Cela est bien de son caractère, cela est bien de lui, c'est-à-dire cela est conforme à son caractère, à sa manière de penser et d'agir.

    Cela n'est pas du jeu ou de jeu, c'est-à-dire cela n'est pas selon les règles du jeu, ne fait pas partie des conventions.

    Exprime la manière d'être. Cet enfant est d'une grande intelligence. Cette étoffe est d'un teint trop clair.
    Il est d'une jalousie qui devient tous les jours plus insupportable GENLIS Théât. d'éduc. la Bonne mère, II, 3

    Être de, avec un substantif, exprime quelquefois la nécessité, l'obligation d'une chose. Dans ce lieu une mise décente est de rigueur.
    Comme si le respect qu'on a pour les anciens philosophes était de devoir, et que celui qu'on porte aux plus anciens pères était seulement de bienséance PASC. Autorité en phil.

    Exprime la conformité. Ces habitudes ne sont plus de nos moeurs.

    Être de l'avis, de l'opinion de quelqu'un, partager son avis, son opinion.

    Être de quelque chose à quelqu'un, l'intéresser.
    Le Rhône et Lyon me sont de quelque chose SÉV. 39

    Il ne m'est de rien, nous ne sommes pas parents.

    . Il ne m'est ni d'ève ni d'Adam, je n'ai pas avec lui de parenté si éloignée qu'elle soit.
    sémantique : Familièrement

    . Il est d'homme sage, etc. c'est l'action d'un homme sage.
    Pourquoi cette ruine ? était-il d'homme sage De mutiler ainsi ces pauvres habitants [arbres fruitiers] ? LA FONT. Fabl. XII, 20

    Il est de la justice, etc. la justice commande.

    La peste soit du butor ! Peste soit de vous ! Voy. .
    a : PESTE peste(ref)


    Variante n°8 : . Être du trois au quatre, du cinq au quatre avec quelqu'un, être dans un degré de parenté tel que les deux personnes dont il s'agit, appartenant à deux branches différentes, aient un bisaïeul, un trisaïeul commun ; ainsi la parenté du grand Condé avec M. de Vardes était du cinq au quatre, c'est-à-dire qu'ils avaient un trisaïeul commun, la Trémouille. Ce qui fait que l'on exprime ainsi cette parenté, c'est que le point de départ n'est compté qu'une fois : la Trémouille, une fille, une fille, une fille, Condé, cinq ; de l'autre côté, une fille, un garçon, une fille, Vardes, quatre.

    sémantique : Terme de généalogie
    Elle [la princesse de Tarente] n'est que du trois au quatre avec madame la Dauphine ; il faut être son neveu ou sa nièce pour qu'elle compte cela pour quelque chose SÉV. Lett. 25 mai 1680


    Variante n°9 : Être, construit avec la particule en, exprime le point où l'on est parvenu dans un travail, dans une affaire, et quelquefois l'état où l'on est réduit. Où en êtes-vous de votre ouvrage ? Où en est l'affaire ? Où en êtes-vous de votre procès ? j'en suis à faire nommer un rapporteur. Voilà où j'en suis.
    Juge, Araspe, où j'en suis, s'il veut tout ce qu'il peut CORN. Nicom. II, 1
    Et où en eussiez-vous été, si on eût pris vos poëmes au pied de la lettre ? FONTEN. Homère, Ésope.

    Il ne sait où il en est, il est troublé au point qu'il ne sait plus ce qu'il fait.
    Je ne sais où j'en suis CORN. Ment. v, 6

    En êtes-vous là ? croyez-vous cela ? ou bien êtes-vous dans cette résolution, dans cette erreur ?

    Où en sommes-nous ? se dit par indignation ou par plainte, quand on voit quelque grand désordre.

    Il n'en est pas où il croit, il est bien loin de ce qu'il espère ou imagine.

    On supprime quelquefois la particule en.
    Tu n'es pas où tu crois ; en vain, tu files doux : Ton excuse n'est point une excuse de mise MOL. Amph. II, 3

    En être, être de la partie, de l'affaire, etc. Je vous baise les mains, je m'en vais ici près Chez mon oncle dîner. - ô Dieu ! le galant homme ! J'en suis.
    ... RÉGNIER Sat. VIII
    On proposait une chasse, elle déclara qu'elle en voulait être FÉN. Tél. VII
    Ma foi, je n'en suis plus ; ceci devient tragique CAMPISTRON Jaloux désabusé, IV, 6
    S'il faut prendre longtemps de la peine, je n'en suis plus J. J. ROUSS. Confess. IV

    J'en suis pour ce que j'ai dit, je garde l'opinion que j'avais exprimée.

    Elliptiquement et familièrement. Il en est, il est d'une société, d'une bande suspecte, de la police.

    Elliptiquement et populairement. C'en est, je crois que c'en est, se dit, par euphémisme, des excréments humains.

    Cela n'en est pas, celui-là n'en est pas, c'est-à-dire on ne doit pas faire cela. Il s'agit de jeux, et les coups n'en sont pas.

    J'en suis pour ma peine, pour mon argent, j'ai perdu ma peine, mon argent. J'en suis pour une dent, j'y ai perdu une dent.
    J'en suis pour mon honneur ; mais à toi, qui me l'ôtes, Je t'en ferai du moins pour un bras ou deux côtes MOL. Sgan. 6
    Peste soit du lourdaud qui me vient fracasser ; Je crois que j'en serai du moins pour une côte LEGRAND Roi de Cocagne, III, 9
    J'en fus pour mes lorgneries et mes soupirs, dont même je m'ennuyai bientôt J. J. ROUSS. Confess. VI

    En être sur, pointiller sur....
    Quand je vois des gens en être avec moi sur le plus ou sur le moins.... LA BRUY. VI

    En être, se dit du résultat, des conséquences d'une chose. On l'a traité outrageusement, et il n'en a rien été. Il en sera de cette affaire ce qu'il vous plaira.

    On peut aussi supprimer la particule en : Il sera de cette affaire ce qu'il vous plaira.

    Il en sera ce qu'il plaira à Dieu, se dit pour exprimer qu'on se résigne à la volonté de Dieu, à l'événement quel qu'il soit.

    Ce qui en est, la réalité, la vérité.
    On prétend qu'elle plut au roi, je ne sais ce qui en est Mme DE CAYLUS Souven. p. 142, dans POUGENS

    Il en est, il n'en est pas de, exprime la similitude, la conformité. Il en est des peintres comme des poëtes, ils ont la liberté de feindre. Il en est de même de tout le reste.

    Il n'en est rien, c'est-à-dire cela n'a aucune vérité, cela est faux. Ne croyez pas cette nouvelle, il n'en est rien.

    Il n'y a pas lieu à mettre en, lorsque la phrase a un complément qui en tient lieu.
    Je prie Dieu, monseigneur, qu'il ne soit rien de tout ce que je viens dire BALZ. liv. II, lett. 6


    Variante n°10 : Être construit avec la particule y. Y être, être chez soi. Y être pour quelqu'un, avoir donné l'ordre précis de recevoir une personne.
    Et pourquoi lui dire que je n'y suis pas ? est-ce pour les personnes comme elle qu'on n'y veut pas être ? DANCOURT Chev. à la mode, II, 8

    . Allez voir là dedans, et, plus souvent, allez voir dehors si j'y suis, se dit pour renvoyer quelqu'un avec qui l'on ne se gêne pas ou contre qui l'on se fâche.
    sémantique : Par plaisanterie
    Voyez là dedans si j'y suis LEGRAND Roi de Cocagne, II, 10

    Je n'y suis pour rien, je n'ai pris aucune part à la chose dont il s'agit, ou je n'y suis pas compromis. Avez-vous perdu à cette faillite ? Non, je n'y suis pour rien.

    Vous n'y êtes pas, vous ne comprenez pas. Il y est, il a compris.
    M. de Lauzun épouse dimanche, au Louvre, devinez qui.... c'est assurément Mlle de Créqui. - Vous n'y êtes pas SÉV. 9
    Comment ? je n'y suis pas ; vous plairait-il de recommencer ? LA BRUY. V

    Il n'y est plus, il ne fait plus attention, ou il est dérouté.

    La tête n'y est plus, il est fou, il est tombé en enfance.


    Variante n°11 : Être se construit avec différentes prépositions.

    Être après, être occupé à.
    On est venu lui dire et par mon artifice, Que les ouvriers sont après son édifice MOL. l'Étour. II, 1

    Être après quelqu'un, l'obséder, le poursuivre, ou le harceler en paroles. Je ne puis bouger sans qu'il soit après moi. Vous êtes bien moqueur, pourquoi êtes-vous toujours après moi ?

    Être avec quelqu'un, vivre habituellement avec lui. Y a-t-il longtemps que vous n'êtes plus avec votre frère ?

    Être avec quelqu'un, se trouver quelque part avec lui. Vous étiez avec moi lorsqu'il me parla.

    Être avec quelqu'un, rester avec lui. Dans le langage biblique, le Seigneur est avec lui, le protége.
    Soyez avec madame MOL. Mis. III, 6
    Le Seigneur était avec lui, et tout lui réussissait heureusement SACI Bible, Genèse, XXXIX, 2

    Être en, désigne la manière d'être. Être en toilette, en robe de chambre, en pantoufles. Être en fête, en promenade. Une exposition en plein midi. En printemps, en hiver. Déguisé en Turc.

    Être dans une affaire pour un quart, pour un dixième, y avoir un intérêt d'un quart, d'un dixième.

    Être pour, suivi d'un infinitif, être propre à, capable de.
    Ce serait pour monter à des sommes très hautes MOL. Fâch. III, 3
    Morbleu ! vous n'êtes pas pour être de mes gens MOL. Mis. I, 1
    Lui aurait-on appris qui je suis, et serais-tu pour me trahir ? MOL. l'Avare, II, 2
    Il y a quelques dégoûts avec un tel époux, mais cela n'est pas pour durer MOL. ib. III, 8

    Être pour, suivi d'un substantif, être du parti de.
    Je ne suis point pour Albe et ne suis plus pour Rome CORN. Hor. I, 1

    Dieu est pour nous, Dieu nous protége.

    Être pour, être destiné à. Ceci, cette part est pour vous. Mes voeux sont pour vous. Sa dernière pensée a été pour vous. Ce que je dis n'est que pour le contenter.

    Être pour, être d'avis de. Vous hésitez ? Moi je suis pour la promenade.

    Être sans fortune, sans amis, n'avoir point de fortune, point d'amis.

    On dit de même être sans connaissance, sans vie, sans pitié, etc.

    Être.... sans...., rester.... sans....
    On fut quelque temps à la cour sans entendre parler des affaires d'Angleterre LAFAYETTE Mém. cour de Fr. Oeuvres, t. II, p. 390, dans POUGENS
    On fut deux ans sans entendre parler d'elle GENLIS Veillées du château t. I, p. 169, dans POUGENS

    Vous n'êtes pas sans savoir... vous n'ignorez pas sans doute.

    Cela n'est pas selon la raison, selon la loi, selon les convenances, etc. cela n'est pas conforme à la raison, à la loi, aux convenances, etc.

    C'est selon, la chose dépend des circonstances.

    Être sous, dépendre de. J'étais sous un dur maître.

    Être sous, suivre les leçons de. J'étais sous tel professeur.

    Être sur, siéger sur, être placé sur. Être sur les tréteaux.
    Un grand causeur, s'il est sur les tribunaux, ne laisse pas la liberté de juger LA BRUY. Théophr. 7

    Être sur, s'occuper de quelqu'un, de quelque chose, en converser.
    .... Nous étions tout à l'heure sur toi MOL. le Dép. I, 2
    Sur quoi en étiez-vous, mesdames, lorsque je vous ai interrompues ? MOL. Critique, 5
    Vous êtes là sur une matière qui depuis quatre jours fait presque l'entretien de toutes les maisons de Paris MOL. ib. 6
    L'autre ouvrage considérable et qui n'est pas encore imprimé, est la traduction de Quinte-Curce, sur laquelle il [Vaugelas] avait été trente ans, la changeant et la corrigeant sans cesse PELLISSON Hist. Acad. t. I, p. 300, dans POUGENS

    Dans le langage de l'Écriture, la main de Dieu est sur.... signifie le châtiment infligé par la colère divine.
    La main de Dieu fut sur lui, son règne fut court, et sa fin fut affreuse BOSSUET Hist. I, 6


    Variante n°12 : Être que de, être de, être à la place de ; ne se dit qu'avec les conjonctions si ou quand. Quand je serais de vous, je ne le ferais pas davantage.
    Si j'étais que de vous et que j'eusse une nièce, Je saurais m'en défaire aussitôt... TH. CORN. Bar. d'Albikrac, IV, 7
    Si j'étais que de vous, je lui achèterais dès aujourd'hui une belle garniture de diamants MOL. Am. méd. I, 1
    Mais enfin si j'étais de mon fils son époux, Je vous prierais bien fort de n'entrer point chez nous MOL. Tart. I, 1
    Je ne souffrirais point, si jétais que de vous, Que jamais d'Henriette il pût être l'époux MOL. Femm. sav. IV, 2


    Variante n°13 : . Il est, c'est-à-dire il y a, on trouve. Il est des hommes que la résistance anime. Est-il puissance capable de contraindre la volonté ?

                   Nature : Impersonnellement

    Un coquin s'il en est, un coquin s'il en fut, se dit pour exprimer qu'un homme est aussi coquin qu'il est possible.
    Grand et hardi menteur s'il en fut jamais BALZ. Lett. à Conrard, 28 avril 1653

    Des grammairiens ont demandé s'il fallait écrire s'il en fut ou s'il en fût. Le verbe n'est pas au subjonctif, comme on le voit quand le verbe est un présent.

    Il est en.... de, il est au pouvoir de....
    Il est en vous de l'éviter [la colère du ciel] par un prompt repentir MOL. Festin, IV, 9

    Il n'est pas en moi de faire telle chose, je n'ai pas le pouvoir de faire telle chose, ou bien mon caractère ne me le permet pas.

    Est-il, signifiant il est certain, ne s'emploie que dans des phrases construites ainsi : toujours est-il, or est-il. Vous soutenez cet homme, toujours est-il qu'il a commis une mauvaise action.
    Or est-il que j'en fais un tel fondement, que je ne vous rends pas même les devoirs ordinaires BALZ. liv. VI, lett. 3
    Or est-il que le Fils de Dieu a voulu choisir la parole pour être l'instrument de sa grâce BOSSUET Prédic. 3

    Il n'est rien de si beau que...., nulle chose n'est aussi belle que....

    Il est midi, une heure, trois heures, c'est-à-dire l'heure actuelle est midi, une heure, trois heures. Quelle heure est-il ? à l'heure qu'il est.

    Il est jour, il est nuit, il fait jour, il fait nuit.

    Il n'est que lundi, mardi, etc. nous ne sommes encore qu'à lundi, mardi.
    J'y reçus une de vos lettres ; et, quoiqu'il ne soit que lundi et que celle-ci ne parte que mercredi, je commence à causer avec vous SÉV. Lett. 19 juill. 1677

    Ce qu'il peut être, autant qu'il peut être.
    Et Pompée est vengé ce qu'il peut l'être ici CORN. Pomp. v, 4

    Il n'est que telle chose, c'est-à-dire il n'est rien de tel que, cela seul convient.
    Pour perdre des amants celles qui s'en affligent Donnent trop d'avantage à ceux qui les négligent ; Il n'est lors que la joie, elle nous venge mieux CORN. Mél. III, 5

    Il n'est que de.... c'est-à-dire le mieux est de.... Il n'est que de prendre les choses comme elles viennent.
    Il n'est que d'être fin et de soir et de nuit RÉGNIER Épît. II
    Il n'est que d'être libre, et en deniers comptants RÉGNIER ib. II
    L'éclat d'un tel affront l'ayant trop décriée, Il n'est à son avis que d'être mariée CORN. Suite du Ment. I, 1
    Ma foi, il n'est que de jouer d'adresse en ce monde MOL. Mal. im Interm. I, sc. 6
    Il n'est que d'entreprendre pour réussir  Exil de Cicéron, dans DESFONTAINES
    Il n'est pour se haïr que d'être un peu parent BOISSY Babillard, sc. 3
    Il n'est que d'être roi pour être heureux au monde ; Bénits soient tes décrets, ô sagesse profonde, Qui me voulus heureux, et, prodigue envers moi, M'as fait dans mon asile et mon maître et mon roi A. CHÉN. Élég. XXIV
    Il n'est que de s'entendre ; cet homme-là et moi sommes quasi d'accord P. L. COUR. I, 282

    Il n'est que de.... signifie aussi : en fait de choses dont il s'agit, la meilleure vient de. Il n'est pommes que de Normandie. Il n'est pruneaux que de Tours.

    Il n'est pas que.... avec ne, et le verbe suivant au subjonctif, il n'est pas supposable que....
    Il n'est pas que vous ne sachiez quelques nouvelles de cette affaire MOL. l'Av. v, 2
    Il n'est pas que vous n'ayez ouï parler du goût bizarre de cet empereur qui préféra les écrits de je ne sais quel poëte aux ouvrages d'Homère BOILEAU Dissert. sur Joconde.


    Variante n°14 : Être, construit avec ce antécédent, voy. pour les règles de cette construction CE, à l'article et aux remarques.

    Ce se rapportant à une personne, à une chose, à une action déjà déterminée. C'est ce que je désirais. C'est bon. C'est vrai.
    Vous m'aviez bien promis des conseils d'une femme, Vous me tenez parole et c'en sont là, madame CORN. Cinna, IV, 4
    Est-ce là ce beau feu, sont-ce là tes serments ? CORN. Poly. v, 3
    De grâce, est-ce pour rire, ou si tous deux vous extravaguez de vouloir que je sois médecin ? MOL. Méd. m. lui, I, 6
    Hé parbleu ! je l'aurais pendue [citrouille] à l'un des chênes que voilà ; C'eût été justement l'affaire LA FONT. Fabl. IX, 4

    Ce se rapportant à une personne, à une chose, à une action indiquée seulement dans la suite de la phrase. C'est moi qui l'ai dit.
    Qui de vous deux aujourd'hui m'assassine ? Sont-ce tous deux ensemble, ou chacun à son tour ? CORN. Poly. v, 3
    A-ce été sous mon nom que j'ai brigué l'empire ? CORN. Pulch. III, 3
    Mais est-ce un coup bien sûr que votre seigneurie Soit désenamourée ? ou si c'est raillerie ? MOL. Dép. amour. I, 4
    Sont-ce encore des bergers ? - C'est ce qu'il vous plaira MOL. Bourg. gent. I, 2
    Sont-ce des vers que vous lui voulez écrire ? MOL. ib. II, 6

    C'est.... que, avec un substantif. C'est une plate composition que cette comédie, cette comédie est une plate composition.
    En un mot, c'est un ambigu de précieuse et de coquette que leur personne MOL. Préc. I

    C'est.... que, avec un infinitif.
    Si ce n'est pas à moi trop de témérité que d'oser aspirer à l'honneur de votre alliance MOL. la Pr. d'Él. v, 1
    C'est une lâcheté que de se faire expliquer trop sa honte MOL. le Fest. de P. I, 3
    Vous moquez-vous ? ce serait être fou que d'aller parler à une statue MOL. ib. III, 7

    Est-ce que, se dit pour interroger.
    Est-ce que vous feignez d'ignorer ma naissance ? ROTR. Herc. mour. IV, 2
    Est-ce qu'on croit encor mon supplice trop doux ? RAC. Mithr. v, 4
    Est-ce que de Baal le zèle vous transporte ? RAC. Athal. III, 3
    Est-ce que vous avez un autre évangile à suivre ? MASS. Car. Pet. nombre des élus.

    C'est à vous de.... il vous appartient de.... C'est à vous à.... il vous appartient de.
    C'est à moi d'obéir, puisque vous commandez CORN. Poly. I, 4
    C'est à moi de mourir, mais c'est à vous de vivre CORN. Théod. III, 3
    C'est bien à vous de faire l'habile homme ! MOL. Am. méd. II, 4
    C'est à moi de parler et d'être le maître MOL. Méd. m. lui, I, 1
    Ma fille, c'est à nous de montrer qui nous sommes RAC. Iphig. II, 4
    C'est à l'amour de rapprocher Ce que sépare la fortune J. B. ROUSS. Cantate XIX.
    C'est à vous de frémir et non de l'accuser DUCIS Hamlet, I, 2
    C'est à vous à régler ce qu'il faut que je fasse ; C'est à vous, Émilie, à lui donner sa grâce CORN. Cinna, III, 3
    C'est à monsieur à me mettre de la façon qu'il veut MOL. Sicil. 12
    C'est à vous à juger de son crime VOLT. Brutus, v, 5
    Et ce n'est pas à vous à me croire inflexible VOLT. Alz. IV, 2

    Ce n'est pas que.... avec l'indicatif, signifie après tout.
    Ce n'est pas qu'il faut quelquefois pardonner à celui qui, avec un grand cortége, un habit riche et un magnifique équipage, s'en croit plus de naissance et d'esprit : il lit cela dans la contenance et les yeux de ceux qui lui parlent LA BRUY. II

    On aura le même sens avec le subjonctif précédé de ne. Ce n'est pas qu'il ne faille quelquefois pardonner...

    Ce n'est pas que, avec le subjonctif, signifie aussi : on ne doit pas dire, prétendre à cause de cela. Ce n'est pas qu'il faille renoncer au monde.

    Ce que c'est que de.... , à quoi aboutit.... , voilà le sort.
    Ce que c'est que de nous ! Voyez ce que c'est que du monde aujourd'hui MOL. l'Ét. I, 9

    Voilà ce que c'est, voilà en quoi consiste la chose, voilà ce dont il s'agit ; et aussi quelquefois : la chose est faite maintenant comme il convient.

    C'est-à-dire, voy. .
    a : DIRE dire(ref)


    Variante n°15 : Soit ! expression elliptique d'assentiment. Vous le voulez ; soit ! j'irai avec vous.

    Ainsi soit-il ! formule qui termine certaines prières.

    Expression de souhait.
    Sois-je du ciel écrasé, si je mens ! MOL. Mis. I, 2
    Jésus soit notre joie ! BOSSUET 3 Purif.
    Son sang soit sur nous et sur nos enfants BOSSUET Hist. II, 10

    . Soit fait selon votre volonté, c'est-à-dire qu'il soit fait.... Entre nous soit dit.
    Soit dit confidemment, je crois qu'il est jaloux De tous les sentiments qui m'attachent à vous GRESSET Méchant, v, 5

    Soit, conjonction, voy. .
    a : SOIT soit(ref)


    Variante n°16 : . N'était, n'eût été, si ce n'était, si ce n'eût été. N'était, n'eût été que je suis votre ami. N'était l'amitié que j'ai pour vous.

                   Nature : Elliptiquement
    Et encore n'était le hasard et la perte, Je voudrais.... RÉGNIER Ép. II
    Mais par ma foi, madame, n'était que je lui ai déjà vu jouer mille fois le même rôle, je ne saurais qu'en dire BARON Homme à bonnes fort. III, 2

    Fût-il.... quand même il serait....
    On résolut sa mort, fût-il coupable ou non LA FONT. Fabl. x, 2
    Fût-elle mon ennemie, je la louerais de même GENLIS Ad. et Théod. t. III, lett. 40, p. 279, dans POUGENS.

    Ne fût-ce.... que, quand ce ne serait que....
    Despréaux est pour eux une grande autorité, ne fût-ce que parce qu'il est mort D'ALEMB. Latin des modernes


    Variante n°17 : Cela étant, vu que la chose est ainsi.
    Et cela étant, qui doute qu'il ne fallût faire des prières générales ? BALZ. liv. I, lett. 5
    Cela étant, Valère mon maître n'a plus qu'à chercher fortune ailleurs LESAGE Crisp. riv. de son maître, sc. 2

    Étant ou en étant, dans une construction absolue, c'est-à-dire ne se rapportant ni au sujet ni au régime de la phrase.
    Roquebrune n'était pas d'avis qu'on le reçût, en étant des poëtes comme des femmes SCARRON Roman comique, III, 5
    Je n'ai parlé que des noms communs, étant indubitable que c'est fort bien parler que de dire.... LANCELOT Gramm. génér. II, 10
    Je dis qu'étant impossible que Dieu emprunte rien du dehors, il ne peut avoir besoin que de lui-même pour connaître tout ce qu'il connaît BOSSUET Libre arb. 3
    Vous ne pouvez différer, étant important de ne vous pas arrêter davantage BOSSUET Lett. quiét. 477
    Nous étant défendu de fixer notre coeur à la terre, la situation doit nous paraître la plus souhaitable MASS. Car. Prosp.

    Étant se rapportant au régime.
    On connaîtra que, n'étant autre chose qu'un poëme ingénieux, on ne saurait le censurer sans injustice MOL. Tart. Préf.


    Variante n°18 : Être s'emploie comme auxiliaire des verbes passifs (en ses temps simples et composés : je suis aimé, j'ai été aimé), et d'un grand nombre de verbes neutres (seulement en ses temps simples : je suis venu, j'étais venu. Cependant on pourrait dire : Il devait venir quand j'aurais été parti). Cicéron fut exilé de Rome. Le pont a été emporté par la débâcle. Il est sorti d'Abraham. Ils sont tous morts. Je vous aurais trouvé si je fusse venu à temps.
    .... [l'ours] Vivait seul et caché ; Il fût devenu fou ; la raison d'ordinaire N'habite pas longtemps chez les gens séquestrés LA FONT. Fabl. VIII, 10

    Il est aussi auxiliaire dans tous les verbes réfléchis, directs ou indirects, mais seulement avec ses temps simples. Il s'est emparé de la ville. Elle s'est cassé le bras. Ils se sont blessés en jouant.
    Chez ces gens pour toujours il [le follet] se fût arrêté LA FONT. Fabl. VII, 6


    Variante n°19 : Être se dit pour aller, quand on est allé dans un lieu et qu'on en est revenu ; ce qui fait voir qu'en ce sens être a d'abord gardé sa signification naturelle ; il est allé à Rome exprime simplement qu'il a fait le voyage de Rome, sans dire s'il est de retour ; il a été à Rome exprime qu'il est revenu ; être pour aller ne s'emploie qu'aux temps passés : je fus, j'ai été, j'aurai été, j'aurais été, je fusse, ayant été.
    J'ai été premièrement tout contre l'arsenal au bout du faubourg St-Germain, du faubourg St-Germain au fond du Marais MOL. Am. méd. II, 3
    Mon cheval a fait tout cela aujourd'hui, et de plus j'ai été à Ruel voir un malade MOL. ib.
    La comédie de Racine m'a paru belle, nous y avons été SÉV. à Mme de Grignan, 15 janv. 1672

    C'est abusivement qu'on emploie être pour aller en d'autres circonstances ; cependant, dans l'usage vulgaire, on se sert souvent de je fus et j'ai été au sens d'aller avec un infinitif suivant ; et on en trouve des exemples dans d'excellents auteurs et dans de très anciens textes.
    Il fut recevoir le corps de son frère jusqu'à Pavie ; son frère n'avait été qu'une journée au-devant de lui D'ABLANCOURT Tacite, 134
    Et nous fûmes coucher sur le pays exprès, C'est-à-dire, mon cher, au fin fond des forêts MOL. Fâcheux, II, 7
    À peine ai-je été les voir trois ou quatre fois, depuis que nous sommes à Paris MOL. Impromptu, 1
    Je fus retrouver mon janséniste PASC. Prov. 1
    Elle fut au-devant d'elle les bras ouverts SÉV. 17
    Quand un Porphyre, quand un Julien l'apostat, ennemis d'ailleurs des Écritures, ont voulu donner des exemples de prédictions prophétiques, ils les ont été chercher parmi les Juifs BOSSUET Hist. II, 5
    Il prit deux perdrix et fut chez sa maîtresse HAMILT. Gramm. 4
    Si on eût eu à chercher un homme heureux, on l'eût été chercher bien loin de lui et bien plus haut, mais on ne l'y eût pas trouvé FONTEN. Varignon.
    Tu ceignis en mourant ton glaive sur ta cuisse, Et tu fus demander récompense ou justice Au Dieu qui t'avait envoyé LAMART. Méd. II, 7



    PROVERBES


    On ne peut pas être et avoir été, on ne peut être vieux et jeune tout ensemble.


    Il faut être tout un ou tout autre, il faut avoir une conduite, une manière de penser décidée.



    REMARQUE


    1. Être se conjugue avec l'auxiliaire avoir : J'ai été, et non je suis été ; ce que dit l'italien : io sono stato ; italianisme qui au XVIe siècle essaya de se glisser.


    2. Ce furent mes soeurs qui y allèrent. L'euphonie fait admettre le singulier dans les locutions interrogatives : Fut-ce mes soeurs qui le firent ?


    3. Les constructions du verbe être suivant que le sujet est au singulier ou le complément au pluriel, et vice versa, présentent de l'embarras. Il y a trois cas : 1er cas. Un sujet au singulier avec un complément au pluriel, et le verbe au singulier. Cette construction ne fait pas difficulté. 2e cas. Un sujet au singulier, avec un complément au pluriel, et le verbe au pluriel. Cette construction est archaïque, et aujourd'hui, dans des cas pareils, on met de préférence le verbe au singulier. 3e cas. Un sujet au pluriel, avec un complément au singulier et le verbe au singulier. Ici deux ans, quatre ou cinq mille écus sont considérés chacun comme un chiffre unique, et le sens entraîne avec soi d'une façon naturelle la construction du verbe au singulier.
    Une tragédie doit être des passions parlantes VOLT. Lett. d'Argental, 12 mars 1740
    Le reste des hommes sont des coquins PASC. Imag. 8
    Tout ce que je vois ne sont que de vains simulacres BOSSUET Brièveté.
    L'effet du commerce sont les richesses, la suite des richesses, le luxe MONTESQ. Espr. XX, 6
    La seule chose qui les surprenne [les éléphants] sont les pétards qu'on leur lance BUFF. Éléphant.
    Sa nourriture ordinaire sont des fruits, des amandes, des noisettes, de la farine et du gland BUFFON Écureuil.
    Tout cela ne sont que des arguties et des subtilités J. J. ROUSS. Prom. 3
    Et deux ans, dans le sexe, est une grande avance MOL. Mélic. I, 4
    Quatre ou cinq mille écus est un denier considérable MOL. Pourc. III, 9


    4. L'Académie remarque à propos du verbe être que les grammairiens (et il vaudrait mieux mettre : quelques grammairiens) l'appellent verbe substantif. Cela est vrai ; mais il aurait fallu ajouter : 1° qu'ils lui donnent ce nom par opposition à tous les autres verbes, qu'ils nomment verbes adjectifs ; 2° que, dans tous les cas, ces deux dénominations sont fort mauvaises, puisque substantif et adjectif désignent deux espèces de mots, et verbe une troisième ; et que le rapprochement de ces mots contradictoires n'a absolument aucun sens ; 3° que Dumarsais, considérant que tout verbe se résout dans le verbe être suivi de son participe présent, appelait être le verbe simple ou absolu, et tous les autres des verbes composés ; 4° que ces mots entraînaient une confusion, puisque, à un autre point de vue, mettre est un verbe simple, et admettre, commettre, etc. des verbes composés ; 5° que Beauzée a trouvé le véritable nom en appelant être le verbe abstrait ; et alors tous les autres verbes sont concrets, comme réunissant au sens du verbe être celui de leur participe ; ou attributifs, parce que ce participe commence l'attribut dans la proposition où ils entrent.



    IXe s. HISTORIQUE


    Xe s.
    Buona pulcella fut Eulalia Eulalie
    Chi [qui] rex eret [était] à cels dis [à ces jours] sovre pagiens ib.
    Por o [pour cela] s' furet [fuerat] morte à grant honestet ib.
    Seit niuls Frag. de Val. p. 467
    Et si fu co [cela] ib. p. 467
    E eret [était] mult las ib. p. 468
    Si astreient [seraient] li Judei perdut, si cum il ore sunt ib. p. 468
    E io ne dolreie [je ne serais pas affligé] de tanta millia hominum, si perdut erent [seront] ? ib.
    p. 469. Quand il se erent convers [quand ils se seront convertis] de via sua mala ib. p. 469
    Seietst [soyez] unanimes in dei servitio ib. p. 469


    XIe s.
    Si ceo fust u evesqué u abeïe Lois de Guil. 1
    À grant dolur ermes [nous serons] hoi desevrez [séparés] Ch. de Rol. CXLV
    [Des pechés] Que je ai fait dès l'hore que nés [je] fui ib. CLXXII
    Il ne pot [peut] estre [il est impossible] qu'il seient desevrez ib. CCLXXXVI
    Mais li quens Guenes. se fut bien pourpenset ib. XXXII
    N'est hom quil [qui le] veit e conoistre le sait, Qui ce ne die.... ib. XXXIX
    De là [ils] s'en furent [s'en allèrent] pour la chrestientet ib. LIII
    Se vous mourez, esterez sainz martirs ib. LXXXVII
    Set ans touz pleins ad ested en Espeigne ib. I
    Li reis Marsil esteit en Saragoce ib. II
    Que nous seiuns conduit à mendier ib.
    Quant chascuns ert [sera] à son meillor repaire ib. IV
    Charles serat ad Ais à sa chapele ib.
    Dient paien : ainsi puet-il bien estre ib.
    Là où cis [ceux-là] furent, des autres i ot bien ib. VIII
    S'est qu'il demandet [s'il y a quelqu'un qui le demande], ne l'esteut [il n'est besoin de] enseigner ib.
    Seit qui l'ocie, toute pais puis auriumes ib. XXVIII


    XIIe s.
    Ah ! rois de gloire, tu soies mercié Ronc. p. 160
    À dame Deu soiez.... ib. p. 17
    S'il est qui croire veuille ma volonté ib. p. 20
    Qui mout sont à prisier ib. p. 30
    Là s'est armez li cortois Olivier ib. p. 49
    Sempres morrai, mais cher me sui venduz ib. p. 93
    Tant a esté [tant est allé], [que] devant la tour antie Est descenduz voyant sa baronie ib. p. 115
    D'une grant terre qui fu au roi Orsaire ib. p. 145
    Si [je] m'i confort [en son souvenir], quant ele m'est lointaine [absente] Couci, VIII
    Mais itant fu à moi reconforter Que, nuit et jour, en plorant [je] la remir [regarde] ib. x
    Mais il convient qu'à sa volonté [je] soie ib. XX
    D'hui cest jour en un an soiez prest d'ostoier [entrer en campagne] Sax. XVI
    Comment vous a esté entre la gent foraine [étrangère] ? ib. XX
    Mult nota les paroles que li quens respundi, Pur ço que li quens ert [était] cusins al rei Henri, Et erent d'un conseil et durement ami Th. le mart. 51
    Se vus nel delivrez, nus sumes mal bailli : Li reis e saint iglise e nus iermes [serons] huni ib. 12
    Et quant vous estes eschapé Et li besoin sont trespassé, Dont ne vous est gaires de nous [vous ne vous souciez guères de nous] Roman de Brut, v. 6346
    Mon tré [tente] tendez en milieu del mostier, Et en ces porches esseront mi sommier Raoul de C. 150
    Et jo li serrai pur pere, e il me serrad pur fiz Rois, p. 144
    Uns hom astoit en la terre Us, ki out num Job Job, p. 441


    XIIIe s.
    Quant nous fusmes [allâmes] au bois arcoier et joier Alexandre, dans DU CANGE, arcuare
    La dame à qui je sui, s'el me velt retenir VIDAME DE CHARTRES Romancero, p. 114
    Jà pour autre ne me devra guerpir [quitter], Quant el saura com je lui ai esté Fins et verais, courtois, sans repentir LE COMTE D'ANJOU ib. p. 124
    Et tout cil qui avoient devant esté contre lui estoient ce jour à sa volenté VILLEH. LXXXVI
    Il i avoit un Grieu [Grec] qui miex estoit de l'empereour que tuit li autre VILLEH. XCVII
    Ensi demorerent huit jors pour atendre les nes [vaisseaux] qui encore estoient à venir VILLEH. LXI
    Ilec troverent Guillaume de Braiecuel et cex qui avoec lui estoient, qui mout estoient à grant paor ID. CXXXVIII.
    Tant se travailla Jofrois li mareschaux à l'aide des barons qui estoient dou conseil au marchis VILLEH. CXX.
    Et de corone d'or [je] fui par vous coronnée Berte, XVI
    Si [elle] saignoit com ce fust perceüre de clou ib. XXXII
    Ainsi com vous orrez [ouïrez], s'il est qui vous le die ib. LX
    Dame, ce dist Constance, si soit com dit avez ib. CXXXII
    Pour ce qu'il ert [était] divenres [vendredi].... ib. I
    Vers le lion [il] s'en va, ou soit sens ou folie ib. II
    Ne soiez vers les pauvres ne sure [aigre] ne amere ib. IV
    Sire, fait-ele, c'estroit [ce serait] lait Lai de l'ombre
    Et tant furent ensamble qu'il en ot un filg et une fille Chr. de Rains, p. 9
    Et li rois respondi que li legas disoit sa volenté, ne ne savoit pas à quoi ce montoit : car Sarazin estoient moult sage et estoient sour le leur, et bien veoient lor meillour quant temps et lius en estoit ib. p. 101
    Sire, ormais n'est que dou haster la besoigne ib. p. 51
    Evain en son cuer porpensoit Que s'ele encor une en avoit, Plus belle estroit la compaignie Ren. 61
    Car c'est cele qui la bonté Me fist si grant qu'ele m'ouvri Le guichet del vergier flori la Rose, 1264
    Je t'enseignerai bien autre hui ; Autre, non pas, mès ce meïsmes, Dont chascun puet estre à meïsmes [être à même], Mès qu'il prengne l'entendement D'amors ung poi plus largement ib. 6462
    Trop sunt dolentes et confuses Pucelles qui sunt refusées ib. 5860
    Avis m'iere [m'était] qu'il estoit mains [matin], Il a jà bien cincq ans, au mains [au moins], En mai estoie, ce sonjoie, El tems amoureus plain de joie ib. 45
    Enciez [avant] qu'il vint, si m'escria : Vassal, pris ies [tu es], noient n'i a Du contredire, ne defendre ib. 1694
    Il fu que [il y eut un temps où] toutes les bonnes viles et li castel de Lombardie furent à l'empereur de Romme, en son domaine, et tenues de li BEAUMANOIR XXX, 64
    Aucuns dons et pramesses porroient estre convenencié qui ne seroient pas à tenir BEAUMANOIR VI, 24
    Donques quant plusor parchonier ont compaignie en tix [tels] heritages, il doivent estre à ferme ou à loier BEAUMANOIR XXII, 4
    Tout soit il ainsi que commune renommée keure [coure] entre une feme qui est en mariage, qu'ele est bien de plusors homes carnelment BEAUMANOIR XVIII, 4
    S'on esperoit qu'il se fust tués par aucune maladie, par le [la] quele il ne fust pas à soi, si oir [ses héritiers] ne doivent pas perdre ce qui de li vient BEAUMANOIR LXIX, 10
    Nous en sons [sommes] bien entré en voie, N'i a si fol que ne le voie, Quant Constantinoble est perdue RUTEB. 101
    Un chevalier qui estoit à monseigneur Erart de Brene JOINV. 244
    Sire, il me semble que il iert [sera] bon que vous retenez les formens et les orges et les ris JOINV. 216
    Et dit l'en que nous estions trestous perdus dès celle journée, se le cors le roy [le roi de sa personne] ne feust [ne se fût trouvé là] JOINV. 227


    XIVe s.
    Quant nous avons communellement delettacion en aucune chose, c'est signe que nous suymes [sommes] à telles choses enclins, et quant nous avons tristesce en aucunes choses, c'est signe que nous suymes enclins à l'opposite ORESME Eth. 55
    S'ainsi sons [nous sommes] pris au broi [piége], s'iert [ce sera] de grant lachetey Girart de Ross. v. 3270


    XVe s.
    Orai-je un petit d'escusance De ce quelors trop jones ere [j'étais] Et de trop ignorant maniere FROISS. Espinette amoureuse.
    Et tel que fui, encor le sui, ib... Beau fieulz, es-se [est-ce] Belle chose de bien ouvrer ? FROISS. ib.
    Or, regardez si je disoie bien voir [vrai], veez là les vingt six mille hommes d'armes ; si ils sont trois mille lances, ils sont cent mille FROISS. II, Il, 212
    Ainsi estoient menacés les Anglois par les François, et donnoient grand marché, et montroient par leurs paroles que tout fut à eux FROISS. II, IÏI, 40
    Lors demanda le roy à son conseil qu'il estoit de faire FROISS. I, I, 51
    Et quant le jour du parlement qui estoit assigné à Mons, fut venu, ils y furent FROISS. I, I, 101
    Et sachez que, si ne fussent les gentils hommes qui dedans Aubenton estoient et qui la gardoient, elle eut esté tost prise et d'assaut FROISS. I, I, 103
    Sitost que le jour fut.... FROISS. I, I, 144
    Quand messire Aghos des Baux sentit que ceux de la Reole se vouloient rendre, il ne voulut oncques estre à leur traité, mais se partit d'eux FROISS. I, I, 237
    Votre capitaine où est-il ? ne veut-il point estre de ce traité ib.
    Si avoit un frere par son pere qui avoit esté [feu son père] FROISS. I, I, 147
    Il ne peut estre que en un tel ost que le roi d'Angleterre menoit, qu'il n'y ait des vilains garçons et des malfaiteurs FROISS. I, I, 272
    Et fit depuis si grands prouesses [Watelet de Mauny] qu'on n'en pourroit savoir le nombre, si comme vous orrez avant en l'histoire, s'il est qui vous le die FROISS. I, I, 46
    Tu es l'aisné fils du roi, auquel, par la grace de Dieu, tu es à succeder, et es à estre notre roi et seigneur MONSTRELET I, 48
    Et les aucuns disoient que le duc de Baviere avoit laschement faict qu'il n'avoit tué le duc de Bourgongne soudainement et s'en estre allé en Allemaigne, et il n'en eust plus esté JUVÉNAL DES URSINS Charles VI, 1413
    Et eussent les choses esté plus triumphantes, se n'eust esté le temps, qui moult fut mal advenant JEAN DE TROYES Chron. 1482
    Ce mout doutoit le roy, qui estoit tourné contre luy, et plus lui en estoit que de tous les aultres à qui il avoit à faire FENIN 1413
    Et de tels y en eut qui bien se doubtoient de ce qui en estoit, mais rien n'en dirent à present FENIN 1407
    Et sagement savoit jeter son regard et ses semblans, que nul n'apperceust où son coeur estoit Boucic. I, 8
    Qui, pour le moins, ay tousjours esté des chambellans [de Louis XI] COMM. Prol.
    Le quel me print en son service, et fut l'an mil quatre cens soixante quatre COMM. I, 1
    Et faisoit le cas si enorme que nulle chose qui se peut dire à ce propos pour faire honte et vitupere à un prince, ne fust qu'il ne dist ib.
    Mon cousin, vous soyez le très bien venu COMM. IV, 10
    Moult se tenoit bienheureux de ce qu'il pouvoit estre bien d'icelle [être bien avec elle] Perceforest, t. I, 1, f° 66


    XVIe s.
    D'estre assis je n'ai plus d'envie : Il n'est que d'estre bien couché MAROT II, 247
    Et fusse Helaine au gracieux maintien, Qui me vinst dire, amy, fais mon cueur tien, Je respondrois : point ne seray muable MAROT II, 398
    Les fons du temple estoit une fontaine, Où decouroit un ruisseau argentin MAROT I, 182
    Bref, fust de nuict ou fust de jour, Je ne songeois rien que l'amour DU BELLAY VII, 23, verso.
    Prenez le cas que cinq ou six hyvers Soi'nt jà passez, et qu'avec longue peine Ils soi'nt venus en accroissance pleine DU BELLAY VII, 23, verso.
    Soyez doux et clement, la doulceur te doit plaire DU BELLAY VIII, 41, verso.
    [Socrate se retiroit avec fierté] regardant tantost les uns, tantost les aultres, amis et ennemis, d'une façon qui encourageoit les uns et signifioit aux aultres qu'il estoit pour vendre bien cher son sang et sa vie à qui essayeroit de la lui oster MONT. III, 6
    N'estoit que.... [si ce n'est que] MONT. I, 7
    Estre d'avis que.... MONT. I, 14
    Le roy qui est à present [qui règne] MONT. I, 16
    Ce sont vices toujours conjoincts MONT. I, 22
    C'estoient les formes vrayement romaines MONT. I, 24
    Est ce à toy de nous gouverner ? MONT. I, 89
    Il est en nous de.... [nous pouvons] MONT. I, 115
    Il nous faudroit des topographes qui nous feissent des narrations des endroicts où ils ont esté MONT. I, 234
    Puisque nous en sommes sur le froid MONT. I, 261
    Pompeius le feut veoir MONT. I, 301
    Satan est l'adversaire qui machine nostre ruine, le peché est les armeures desquelles il use pour nous opprimer et meurtrir CALV. Inst. 728
    Qu'est-ce autre chose que... ? CALV. ib. 701
    Si ne feront-ils jamais tant par leur belle rhetorique, qu'une mesme chose soyent deux CALV. ib. 61
    Estes vous encore à savoir que les femmes n'ont amour ni regret ? MARG. Nouv. XXXII
    Le pauvre gentilhomme ne savoit où il en estoit [qu'en penser] MARG. ib. LIII
    Madame fust hyer disner aux Loges, dont elle s'est bien trouvée MARG. Lett. 68
    Je feusse plus toust partie, n'eust esté la grant envie que j'avois de voir Chumbert MARG. ib. 152
    Le cardinal d'Armaignac a esté à la mort, abandonné des medecins MARG. ib. 142
    Ils demeurerent long temps muets, comme si fussent esté des images YVER p. 636
    Le guet nous prit, j'en fus pour mes trois jours au Chastelet D'AUB. Faen. II, 11
    Il n'est pas que vous n'aiez veu un sonnet à sa louange qui a fort couru D'AUB. ib. II, 12
    Ce lict m'est un tombeau, puis qu'ils [les martyrs protestants] n'ont point de tombeaux D'AUB. Hist. I, 132
    A il jamais esté que les tyrans, pour s'asseurer, n'aient... ? LA BOÉTIE 61
    Toujours il a esté que cinq ou six ont eu l'oreille du tyran LA BOÉTIE 62
    Il n'est pas qu'eux mesmes ne souffrent quelques fois de luy LA BOÉTIE 65
    Et faire que ma cité n'ait point faute d'aucune chose qui soit pour l'embellir et orner LA BOÉTIE 199
    Il avoit abandonné à piller à ses soudards quelques vases d'or qui avoient anciennement esté à Alexandre le grand AMYOT P. Aem. 38
    Un peu avant que je fusse la premiere fois à Athenes, on dit qu'il y advint une telle chose ID. Démosth. 45
    Et si Heraclides par envie a esté desloyal et meschant, est ce pourtant à dire que Dion par courroux doive maculer sa vertu ? AMYOT Dion, 59
    [Voyant tout cela] il se tourna devers ses familiers, et leur dit : C'estoit estre roy cecy, à vostre advis, n'estoit pas ? [n'est-ce pas ?] AMYOT Alex. 37
    La premiere chose qu'on leur donna, furent du sel et des lentilles AMYOT Crassus, 38
    Les Egyptiens disent qu'il fut aussi en leur païs AMYOT Lyc. 6
    Qu'il ait esté en Afrique et en Espagne et jusques aux Indes, je ne sache personne qui l'ait escrit AMYOT ib.
    Si j'estois à renaistre au ventre de ma mere RONS. 810
    ....E+ par esclats les lances acerées Furent toucher les voutes etherées RONS. 619
    Car l'amour et la mort n'est qu'une mesme chose RONS. 304
    ....Pour faire voir clairement à chascun Que les vortus et les dames n'est qu'un RONS. 765
    La perte des grands rois sont les langues flateuses RONS. 663
    L'impudence aujourd'hui sont les meilleures armes Dont on se puisse aider.... RONS. 978
    Une autre branche de la dissolution, sont les excez de table, et tenir grand equipage LANOUE 16
    Ils repliqueront que ce que j'ay allegué sont conseils evangeliques et non preceptes obligatoires LANOUE 75
    Une des plus singulieres choses qu'on remarque en France, sont les beaux edifices dont les campagnes sont parsemées LANOUE 166
    La seconde cause furent les voyages qui s'entreprirent pour la conqueste de la terre saincte LANOUE 228
    Plusieurs choses qui se firent alors et qui arriverent, fut plus par hazard et inopinément quasi que par conseil LANOUE 652
    Le dit sieur de Vieilleville fut [alla] estrader avesques 200 salades CARLOIX II, 13



    ÉTYMOLOGIE


    Bourguign. Être ; Berry, je seus, je suis ; provenç. esser ; catal. esser, ser ; espagn. et portug. ser ; ital. essere ; d'une forme latine barbare essere, pour esse, être, du radical es ou as, qui fait aussi, dans l'allemand ist, et dans le sanscrit asmi, le verbe abstrait. Le verbe être est formé de trois verbes latins différents : 1° esse, qui a donné l'infinitif estre, le présent je suis, tu es, il est, nous sommes, vous êtes, ils sont, le subjonctif je sois, le futur je serai, le conditionnel je serais ; 2° fuo, qui a donné le prétérit je fus et le subjonctif je fusse (voy. FUS, pour l'étymologie) ; 3° stare, qui a donné l'imparfait j'estois, le participe présent estant, et le participe passé esté (voy. le verbe ESTER). D'après Vaugelas, qu'il soit, qu'ils soient se prononçait sait, saient ; c'est une prononciation usitée encore en Normandie. L'ancienne langue, à côté de l'imparfait estoie, avait un autre imparfait ere ou iere qui représente le latin eram, et, à côté du futur serai, elle avait un autre futur ere ou iere qui représente le latin ero. Dans le latin barbare esse-re, re provient d'une assimilation faite mal à propos avec les verbes en ere (le 1er e étant un e bref) ; car déjà, dans es-se, se représente ce re.



    1. ÊTRE. Ajoutez : SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE


    Variante n°20 : Être, avoir été, à l'infinitif, pris substantivement.

    Le seoir est aussi naturel que l'étre debout ou le marcher MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.

    Ce qui est plus assuré, c'est l'avoir été MALH. ib.


    REMARQUE

    5. Vous n'étiez pas encore quand.... se dit pour signifier : Vous n'étiez pas encore né quand.... (voy. au Dictionnaire ÊTRE 1, au num. 2). J. J. Rousseau a étendu cette locution au présent avec emploi affirmatif. L'envie et la haine sont maintenant contre moi à leur comble ; elles diminueront.... alors, si je suis encore, vous me servirez et l'on vous écoutera, Lett. à Moultou, 22 juin 1762. Cela est moins conforme à l'usage, mais se comprend et est correct.


    ÉTYMOLOGIE

    Ajoutez : L'imparfait j'estois est dit provenir du latin stabam ; c'est une erreur qu'il faut corriger, d'après ce qui est dit dans l'Hist. de la langue franç. t. II, p. 201 : " J'estois, tu estois, il estoit a été tiré, sans contestation aucune, de stabam, stabas, stabat ; en effet la dérivation est correcte, et il ne serait possible d'élever aucun doute, sans le dialecte normand, qui offre, si je puis user de ce terme, un réactif plus délicat et qui fait apparaître le véritable élément. Le verbe stare est de la première conjugaison ; par conséquent, son imparfait, que l'on suppose être devenu celui du verbe être, confondu, il est vrai, dans les autres dialectes sous une forme commune, s'en dégagerait dans le dialecte normand, et ferait je estoe, tu estoes, il estot. Or il n'en est rien, et cet imparfait du verbe être y est toujours je esteie, tu esteies, il esteit, désinences caractéristiques des autres conjugaisons et ici, en particulier, de la troisième. Je esteie ou je estoie, suivant les dialectes, est imparfait régulier de l'infinitif étre, verbe de la troisième conjugaison et dérivé d'un bas-latin estere, qui prévalut dans les Gaules, au lieu de essere (pour le changement de ss en st comp. l'anc. franç. tistre, de tessere, dit pour texere). Le verbe stare a son représentant qui fait à l'infinitif ester et à l'imparfait, dans les autres dialectes, je estoies, tu estoies, il estoit, mais dans le normand je estoe, tu estoes, il estot, aussi distinct ici, par la forme que par le sens, de l'imparfait du verbe substantif. "


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    Les synonymes de être

     . 

    conforme à la nouvelle orthographe
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    N.B. Avis aux parents : les verbes pouvant présenter un caractère choquant ont été retirés.

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           "être"        1 - les temps simples        voix active         forme affirmative                          bien comprendre : comment lire nos tableaux
    indicatifsubjonctifconditionnelimpératifinfinitifparticipe
    présent
    je suis
    tu es
    il ou elle est
    nous sommes
    vous êtes
    ils ou elles sont
    présent
    que je sois
    que tu sois
    qu'il ou elle soit
    que nous soyons
    que vous soyez
    qu'ils ou elles soient
    présent
    je serais
    tu serais
    il ou elle serait
    nous serions
    vous seriez
    ils ou elles seraient
    présent
    -
    sois
    -
    soyons
    soyez
    -
    présent
    être
    présent
    étant
    imparfait
    j'étais
    tu étais
    il ou elle était
    nous étions
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    ils ou elles étaient
    imparfait
    que je fusse
    que tu fusses
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    que nous fussions
    que vous fussiez
    qu'ils ou elles fussent
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    passé simple
    je fus
    tu fus
    il ou elle fut
    nous fûmes
    vous fûtes
    ils ou elles furent
    futur
    je serai
    tu seras
    il ou elle sera
    nous serons
    vous serez
    ils ou elles seront

           "être"        2 - les temps composés        voix active         forme affirmative                          
    indicatifsubjonctifconditionnelimpératifinfinitifparticipe
    passé composé
    j'ai été
    tu as été
    il ou elle a été
    nous avons été
    vous avez été
    ils ou elles ont été
    passé
    que j'aie été
    que tu aies été
    qu'il ou elle ait été
    que nous ayons été
    que vous ayez été
    qu'ils ou elles aient été
    passé 1re forme
    j'aurais été
    tu aurais été
    il ou elle aurait été
    nous aurions été
    vous auriez été
    ils ou elles auraient été
    passé
    -
    aie été
    aie été
    -
    ayons été
    ayons été
    passé
    avoir été
    passé
    ayant été
    plus-que-parfait
    j'avais été
    tu avais été
    il ou elle avait été
    nous avions été
    vous aviez été
    ils ou elles avaient été
    plus-que-parfait
    que j'eusse été
    que tu eusses été
    qu'il ou elle eût été
    que nous eussions été
    que vous eussiez été
    qu'ils ou elles eussent été
    passé 2e forme
    j'eusse été
    tu eusses été
    il ou elle eût été
    nous eussions été
    vous eussiez été
    ils ou elles eussent été
    conforme à la nouvelle orthographe
    passé antérieur
    j'eus été
    tu eus été
    il ou elle eut été
    nous eûmes été
    vous eûtes été
    ils ou elles eurent été
    futur antérieur
    j'aurai été
    tu auras été
    il ou elle aura été
    nous aurons été
    vous aurez été
    ils ou elles auront été

    Verbes ayant la même conjugaison que être


    Grammaire : tous les autres types de conjugaison

    (en cliquant sur un verbe, vous aurez dans la rubrique "Verbes ayant la même conjugaison que ...", une large liste de verbes)

    verbes en er (ayer) :   balayer . bayer . bégayer . déblayer . débrayer . 
    verbes en er (ayer) :   balayer . bégayer . déblayer . débrayer . défrayer . 
    verbes en er (cer) :   acquiescer . agacer . agencer . amorcer . annoncer . 
    verbes en er (eler) :   crèneler . 
    verbes en er (eler) :   agneler . amonceler . atteler . bateler . bosseler . 
    verbes en er (eler) :   agneler . amonceler . atteler . bateler . bosseler . 
    verbes en er (eler) :   appeler .  interpeller .  rappeler . 
    verbes en er (eler) :   celer . congeler . déceler . décongeler . dégeler . 
    verbes en er (er) :   abaisser . abandonner . abdiquer . abhorrer . abjurer . 
    verbes en er (er) :   abimer . affuter . bruler . bucher . chainer . 
    verbes en er (er) :   abîmer . affûter . brûler . bûcher . chaîner . 
    verbes en er (er) :   aller . 
    verbes en er (er) :   entredéchirer (s') . entredétruire (s') . entredévorer (s') . entrégorger (s') . entremanger (s') . 
    verbes en er (er) :   barder . brouillasser . bruiner . crachiner . dracher . 
    verbes en er (er) :   boursouffler . déciller . persiffler . 
    verbes en er (er) :   boursoufler . dessiller . persifler . 
    verbes en er (er) :   entre . entre . entre . entre . entre . 
    verbes en er (eter) :   déjeter . forjeter . interjeter . jeter . projeter . 
    verbes en er (eter) :   aiguilleter . banqueter . bêcheveter . becqueter . bequeter . 
    verbes en er (eter) :   aiguilleter . banqueter . bêcheveter . becqueter . bequeter . 
    verbes en er (eter) :   acheter . bégueter . cafeter . caleter . fileter . 
    verbes en er (eyer) :   brasseyer . capeyer . faseyer . faséyer . grasseyer . 
    verbes en er (e…er) :   achever . amener . champlever . clamecer . crever . 
    verbes en er (ger) :   abroger . adjuger . affliger . affourager . affourrager . 
    verbes en er (ier) :   abrier . acétifier . acidifier . affilier . allier . 
    verbes en er (oyer) :   aboyer . apitoyer . atermoyer . avoyer . bornoyer . 
    verbes en er (oyer) :   envoyer . 
    verbes en er (ter) :   créneler . déréglementer . réglementer . 
    verbes en er (ter) :   balloter . bouloter . cocoter . dansoter . dégoter . 
    verbes en er (ter) :   ballotter . boulotter . cocotter . dansotter . dégotter . 
    verbes en er (uyer) :   appuyer . désennuyer . ennuyer . essuyer . ressuyer . 
    verbes en er (é…er) :   abcéder . abréger . accéder . accélérer . acérer . 
    verbes en er (é…er) :   abcéder . abréger . accéder . accélérer . acérer . 

    verbes en ir (auxiliaire) :   avoir . 
    verbes en ir (chir) :   défraichir . fraichir . rafraichir . 
    verbes en ir (chir) :   défraîchir . fraîchir . rafraîchir . 
    verbes en ir (eniir) :   abstenir (s') . appartenir . circonvenir . contenir . contrevenir . 
    verbes en ir (illir) :   faillir . 
    verbes en ir (illir) :   faillir . 
    verbes en ir (illir) :   assaillir . défaillir . saillir . tressaillir . 
    verbes en ir (illir) :   bouillir . 
    verbes en ir (illir) :   accueillir . cueillir . recueillir . 
    verbes en ir (ir) :   advenir . 
    verbes en ir (ir) :   desservir . resservir . servir . 
    verbes en ir (ir) :   dormir . endormir . rendormir . 
    verbes en ir (ir) :   enfuir (s') . fuir . 
    verbes en ir (ir) :   abasourdir . abâtardir . abêtir . abolir . abonnir . 
    verbes en ir (ir) :   gésir . 
    verbes en ir (ir) :   gésir . 
    verbes en ir (ir) :   murir . 
    verbes en ir (ir) :   mûrir . 
    verbes en ir (rir) :   couvrir . découvrir . entrouvrir . offrir . ouvrir . 
    verbes en ir (rir) :   mourir . 
    verbes en ir (rir) :   accourir . concourir . courir . discourir . encourir . 
    verbes en ir (rir) :   acquérir . conquérir . enquérir (s') . reconquérir . requérir . 
    verbes en ir (tir) :   consentir . démentir . départir . mentir . partir . 
    verbes en ir (tir) :   dévêtir . revêtir . vêtir . 

    verbes en it (verbes défectifs) :   accroire . bienvenir . comparoir . courre . douer . 

    verbes en oir (choir) :   déchoir . 
    verbes en oir (choir) :   déchoir . 
    verbes en oir (choir) :   échoir . 
    verbes en oir (choir) :   échoir . 
    verbes en oir (choir) :   choir . 
    verbes en oir (choir) :   choir . 
    verbes en oir (loir) :   équivaloir . revaloir . valoir . 
    verbes en oir (loir) :   falloir . 
    verbes en oir (loir) :   prévaloir . 
    verbes en oir (loir) :   revouloir . vouloir . 
    verbes en oir (loir) :   revouloir . vouloir . 
    verbes en oir (loir) :   chaloir . 
    verbes en oir (oir) :   apparoir . 
    verbes en oir (oir) :   asseoir . rasseoir . 
    verbes en oir (oir) :   asseoir . surseoir . 
    verbes en oir (oir) :   assoir . rassoir . 
    verbes en oir (oir) :   assoir . sursoir . 
    verbes en oir (oir) :   messeoir . 
    verbes en oir (oir) :   messoir . 
    verbes en oir (oir) :   seoir . 
    verbes en oir (voir) :   devoir . redevoir . 
    verbes en oir (voir) :   émouvoir . promouvoir . 
    verbes en oir (voir) :   entrevoir . revoir . voir . 
    verbes en oir (voir) :   apercevoir . concevoir . décevoir . entrapercevoir . percevoir . 
    verbes en oir (voir) :   mouvoir . 
    verbes en oir (voir) :   mouvoir . 
    verbes en oir (voir) :   pleuvoir . repleuvoir . 
    verbes en oir (voir) :   pourvoir . 
    verbes en oir (voir) :   pouvoir . 
    verbes en oir (voir) :   pouvoir . 
    verbes en oir (voir) :   prévoir . 
    verbes en oir (voir) :   savoir . 

    verbes en re (aire) :   complaire . déplaire . plaire . 
    verbes en re (aire) :   complaire . déplaire . plaire . 
    verbes en re (aire) :   abstraire . braire . distraire . extraire . raire . 
    verbes en re (aire) :   taire . 
    verbes en re (aitre) :   apparaître . comparaître . connaître . disparaître . méconnaître . 
    verbes en re (aitre) :   naitre . renaitre . 
    verbes en re (aitre) :   paître . 
    verbes en re (auxiliaire) :   être . 
    verbes en re (aître) :   apparaitre . comparaitre . connaitre . disparaitre . méconnaitre . 
    verbes en re (aître) :   naître . renaître . 
    verbes en re (aître) :   paitre . 
    verbes en re (clore) :   clore . 
    verbes en re (clore) :   déclore . éclore . enclore . 
    verbes en re (dire) :   contredire . dédire . interdire . médire . prédire . 
    verbes en re (dire) :   dire . redire . 
    verbes en re (dire) :   maudire . 
    verbes en re (dre) :   appendre . appondre . attendre . condescendre . confondre . 
    verbes en re (dre) :   sourdre . 
    verbes en re (endre) :   apprendre . comprendre . déprendre (se) . désapprendre . entreprendre . 
    verbes en re (faire) :   contrefaire . défaire . faire . redéfaire . refaire . 
    verbes en re (faire) :   forfaire . 
    verbes en re (faire) :   stupéfaire . 
    verbes en re (indre) :   adjoindre . astreindre . atteindre . ceindre . contraindre . 
    verbes en re (ire) :   élire . lire . réélire . relire . 
    verbes en re (ire) :   circoncire . confire . suffire . 
    verbes en re (ivre) :   poursuivre . suivre . 
    verbes en re (lure) :   conclure . exclure . inclure . occlure . 
    verbes en re (oire) :   croire . 
    verbes en re (oire) :   boire . 
    verbes en re (oitre) :   croitre . 
    verbes en re (oitre) :   accroitre . décroitre . 
    verbes en re (oudre) :   coudre . découdre . recoudre . 
    verbes en re (oudre) :   absoudre . 
    verbes en re (oudre) :   absoudre . 
    verbes en re (oudre) :   moudre . 
    verbes en re (oître) :   croître . 
    verbes en re (oître) :   accroître . décroître . 
    verbes en re (re) :   convaincre . vaincre . 
    verbes en re (re) :   corrompre . interrompre . rompre . 
    verbes en re (rire) :   frire . 
    verbes en re (rire) :   rire . sourire . 
    verbes en re (rire) :   circonscrire . décrire . désinscrire (se) . écrire . inscrire . 
    verbes en re (soudre) :   dissoudre . 
    verbes en re (soudre) :   dissoudre . 
    verbes en re (soudre) :   résoudre . 
    verbes en re (soudre) :   résoudre . 
    verbes en re (soudre) :   résoudre . 
    verbes en re (tre) :   contrefoutre (se) . refoutre . 
    verbes en re (ttre) :   admettre . commettre . compromettre . décommettre . démettre . 
    verbes en re (ttre) :   abattre . battre . combattre . contrebattre . débattre . 
    verbes en re (uire) :   entredétruire (s') . 
    verbes en re (uire) :   entrenuire (s') . 
    verbes en re (uire) :   luire . nuire . reluire . 
    verbes en re (uire) :   autodétruire (s') . conduire . construire . coproduire . cuire . 
    verbes en re (uire) :   bruire . 
    verbes en re (uire) :   entre . 
    verbes en re (uire) :   entre . 
    verbes en re (vre) :   revivre . survivre . vivre . 

    verbes en ïr (ïr) :   haïr . 
    verbes en ïr (ïr) :   ouïr . 
    verbes en ïr (ïr) :   ouïr . 
    verbes en ïr (ïr) :   ouïr .